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CARTE DE L'ETAPE


ÉTAPE 6 : SMARA > ZOUÉRAT -- Retour parcours complets

Mercredi 5 janvier 2005 Liaison : 121 km - Spéciale : 492 km - Liaison : 9 km Total : 622 km

Les experts du franchissement et de la navigation trouveront ici leur terrain d'expression favori. Mais pour les 45% de novices à moto, c'est avec l'entrée en Mauritanie que débute réellement le baptême du Dakar. Après 100 km de liaison sur piste jusqu'à la frontière mauritanienne, les concurrents commenceront la spéciale par une portion très roulante et rapide sur un sol sablonneux. Ensuite, des passages plutôt rapides sont ponctués de cordons de dunes espacés, allant jusqu'à 1 km. Les véhicules d'assistance emprunteront l'itinéraire course sur 100 km.

COMMENTAIRES

"LE COUP DE MASSUE"

Après notre remontée de 30 places lors de la étape 5 AGADIR > SMARA, nous partons confiants pour cette nouvelle étape, d'autant plus que l'assistance nous suit sur le même itinéraire. Cette étape est pour nous très importante car c'est l'arrivée en Mauritanie avec la traversée du fameux "mur" marquant la frontière.
Les pistes que nous empruntons sont normalement interdites puisque situées au beau milieu d'un terrain militaire et de la zone également surveillée par l'ONU. Tout le long du parcours des 4x4 de l'armée "décapotés" jalonnent la piste.

Il est environ 9h45, quand l'assistance reçoit un appel du buggy. Le moteur a calé, impossible de le faire redémarrer.
Nous quittons dès que possible le bivouac et roulons au plus vite rejoindre James et Stéphane au KM 75.
Nous mettrons près d'1 heure à les retrouver, slalomant entre tous les véhicules d'assistance ayant pu partir avant nous.

Le diagnostic n'est pas très compliqué : le moteur ne démarre plus car pour la deuxième fois le calculateur a grillé. Nous n'en avons pas de rechange. Il existe bien sur une solution, mais le temps nous est compté. Comme nous vous l'avons expliqué, pour chaque étape il existe un temps imparti que l'on ne peut dépasser sous risque de mise hors course. Le buggy doit avoir effectué son parcours de liaison avant 12 heures 30 pour prendre le départ de la spéciale. Nous sommes à 50 KM du départ, il est presque 12 heures...Le calculateur est une pièce maîtresse du moteur, pièce électronique difficilement réparable. Pour réussir à redémarrer il existe une possibilité nécessitant une reprogrammation du calculateur grâce à l'aide de son concepteur, la société Sybelle. Tout est possible mais malheureusement pas dans le temps qui nous est imparti.

Dors et déjà, nous savons que le Barcelone Dakar est terminé. Le team est abasourdi. L'ambiance, sur le bord de cette piste est très bizarre. Un sentiment d'impuissance, mêlé à la plus vive frustration : être exclu de la course pour un composant électronique grillé.

NOUS SOMMES EXTEMEMENT DECUS ET DESOLES POUR L'ENSEMBLE DE NOS PARTENAIRES

 

CLASSEMENT SPECIAL
CLASSEMENT GENERAL
CLASSEMENT 1ERE PARTICIPATION
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COMMUNIQUE FINAL ASO

Parole aux anciens


Première victoire de Fabrizio Meoni dans la course motos, désormais dominée par Cyril Despres qui signe aujourd'hui le 4ème temps de la spéciale. Plusieurs bouleversements en auto également où l'ex-leader Colin McRae a abandonné suite à un accident. Bruno Saby, 3ème d'une étape remportée par Stéphane Peterhansel, prend la tête du général. Tchaguine conserve avec sa 3ème victoire d'étape la tête du classement général.

Les connaisseurs le savent, les choses sérieuses commencent en Mauritanie. Dès l'apparition des premiers cordons de dunes, il est affaire de navigation et d'expérience. C'est ce qu'ont prouvé, à moto sur le chemin de Zouerat, Fabrizio Meoni et Cyril Despres, qui réalisent tous les deux une bonne opération aujourd'hui. L'Italien a remporté sa première spéciale de l'année en suivant une stratégie de course sans faille. Parti en 6ème position, Meoni a d'abord doublé Esteve pour pointer au CP 1 avec le 3ème temps intermédiaire, puis il a poursuivi sur une progression régulière tout au long de la spéciale pour finir avec le meilleur temps. Astucieux, le double vainqueur est sagement resté à distance raisonnable de son coéquipier Alfie Cox qui, grâce à son expérience du Dakar, a conduit involontairement Meoni à l'arrivée sans le moindre détour. Le Sud-Africain, lui-aussi sage et rusé, avait opté pour une stratégie similaire en restant dans la poussière de Cyril Despres, qui a finalement accompli tout le travail de navigation seul ! La première place qui lui revient au classement général n'est qu'une juste récompense.

Car les motos de tête de Coma et Caldecott, qui avaient profité de la première portion de la spéciale pour rouler « la poignée dans le coin » et signer les deux meilleurs temps au CP 1, ont ensuite connu des problèmes de navigation. L'Australien a été le premier à « jardiner » avant que l'ex-leader du classement ne se perde lui-aussi dans le dernier tiers de la spéciale.

En autos, le désert Mauritanien a surtout rappelé aux pilotes quelques règles indispensables de prudence. Car contrairement aux étapes précédentes, où la prime était donnée au pilotage, les deux animateurs de la première semaine ont subi de sérieux revers. Le leader du classement général Colin McRae, qui avait partagé avec Robby Gordon toutes les victoires d'étape depuis le début du rallye, aura maintenant avec l'Américain le point commun d'avoir commis une faute de pilotage et roulé en tonneaux sur cette 5ème étape. Le pilote de Nascar s'est envolé le premier entre le CP 1 et le CP 2, sans le moindre dommage physique mais avec une Volkswagen en piteux état. Après plusieurs tentatives de réparation avec son copilote Dirk Von Zitzewitz, Gordon était toujours en attente de son assistance en fin d'après-midi pour tenter de repartir. Le champion du monde WRC n'a pas eu la chance de se poser les mêmes questions au kilomètre 410, soit à moins de 80 km de l'arrivée. Sous le choc de son accident, McRae a abandonné.

Et comme dans la course motos, cette première étape mauritanienne pourrait bien être celle où les « jeunes » laissent la place aux expérimentés. Stéphane Peterhansel, en fin connaisseur de la région, n'a pas eu beaucoup d'hésitations sur le chemin à suivre. Parti en 16ème position, le tenant du titre a doublé 11 voitures avant de signer le meilleur temps du jour. Cette 12ème victoire d'étape en autos, ajoutées aux 33 conquises sur deux roues, marque le retour dans la course de « l'homme des records », qui était pourtant tombé hier à la 14ème place du général. Pour grappiller les quatre places qui le séparent de la victoire d'ici à Dakar, « Peter » devra probablement dépasser plusieurs fois Bruno Saby, vainqueur en 1993, qui a pris la tête du classement général au volant de son Race Touareg de Volkswagen, pourtant réputé moins rapide. Enfin, la palme du dépassement revient à Masuoka, auteur du 2ème chrono du jour en partant en 121ème position.

En camions, Vladimir Tchaguine enfonce le clou avec une troisième victoire d'étape cette année, la 32ème de sa carrière. Au général son avance de 25 minutes commence à être confortable, d'autant plus que son premier poursuivant et coéquipier Firdaus Kabirov ne devrait pas lui contester le titre. Du côté de ses réels rivaux, Gerard De Rooy a pu repartir ce matin grâce au travail des mécaniciens DAF pendant presque toute la nuit. Il termine 7ème de l'étape à 31' de Tchaguine.

 

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