newsletters favoris contact
 
newsletter favoris contact
CARTE DE L'ETAPE

ÉTAPE 3 : GRENADE > RABAT -- Retour parcours complets

Dimanche 2 janvier 2005 Liaison : 6 km - Spéciale : 10 km - Liaison : 507 km Total : 523 km

Avant de quitter l'Espagne, les concurrents se jaugent une dernière fois sur une spéciale rapide et spectaculaire de 10 km, disputée sur un terrain militaire à proximité de Grenade. La liaison jusqu'à Algeciras, port d'embarquement, comprend un CP à Anquetera. Après la traversée, les premiers tours de roue sur le continent africain sont des plus calmes, avec une portion d'autoroute de Tanger à Rabat, où l'arrivée peut toutefois être tardive. Le Dakar plante son bivouac pour la 4ème fois de son histoire dans la capitale marocaine après 1994, 1999 et 2002.

 

COMMENTAIRES

"UN BROUILLARD A COUPER AU COUTEAU"

Nous partons pour le départ de cette deuxième spéciale, après une liaison de 6kms digne des embouteillages parisiens et prenons notre départ juste à temps.

Le parcours est tracé sur un terrain militaire plutôt sinueux et surtout dans un brouillard de poussière épais. Nous souhaitions attaquer mais ce n'est pas possible car les risques à prendre sont trop importants donc inutile. Nous roulons à un rythme moyen et rattrappons juste le concurrent partis devant nous ce qui nous fait évoluer de 16 places au général.

L'intérêt de cette spéciale est en fait très limité car pilotage et naviguation sont inexistants.

Et pour rejoindre Rabat, encore des galères, lle bateau a trois heures de retard et nous finissons par rouler de nuit dans un vrai brouillard. Heure d'arrivée 3h30 du matin couché 5h30 (mécanique obligatoire) levé 7h30

Ca commence bien 2 heures de sommeil pour notre première nuit en Afrique

 

CLASSEMENT SPECIAL
CLASSEMENT GENERAL
CLASSEMENT 1ERE PARTICIPATION

114

113

16

 

COMMUNIQUE FINAL ASO

Affaire de spécialistes


Les spectateurs andalous, à qui l’on avait promis du spectacle sur le terrain militaire d’Armilla, ont été servis. David Frétigné a confirmé sa domination sur ce type de spéciales très courtes en s’imposant devant Alfie Cox, tandis qu’en voiture, Colin McRae a été le plus rapide et s’empare du coup de la tête du classement général pour fêter son arrivée en Afrique. En camions, Bekx s’impose et conserve la tête du général.

A cette fréquence-là, on ne peut plus parler de coïncidence. Pour ceux qui en doutaient encore, David Frétigné (YAM – n° 12) s’est affirmé comme le maître de la spéciale courte. Un rapide coup d’œil dans le rétroviseur permet de juger de l’efficacité du champion du monde d’enduro sur ce genre de terrain. Si l’on exclut le prologue de Clermont-Ferrand l’année dernière, seulement long d’un kilomètre, « Fretos » s’est successivement imposé à Narbonne, à Castellon, avant-hier à Barcelone et donc aujourd’hui à Grenade, soit 100% de réussite sur cet exercice particulier. Son expérience en enduro, la vivacité et la légèreté de sa petite cylindrée (qu’il n’a toujours pas utilisée en deux roues motrices) ainsi que son goût prononcé pour les bosses sont autant d’atouts qui lui permettent de faire la différence. Le leader du classement général, avec désormais 11 secondes d’avance sur Despres (KTM – n° 2), refuse toutefois de tirer des conclusions trop hâtives de ces succès : « C’est merveilleux mais il ne faut pas que je m’emballe. Maintenant, je suis pressé d’être en Afrique. Partir en leader va m’inciter à être prudent mais je suis un homme pressé ».

Alfie Cox (KTM – n° 3), qui avait justement commis l’erreur d’être trop pressé au départ de la spéciale barcelonaise, s’est rassuré à propos de l’état de son épaule en signant le deuxième temps de la journée. Le Sud-Africain, qui souffre toujours un peu, a retrouvé une bonne partie de ses moyens et surtout le moral de battant que tout le monde lui connaît : « J’ai dû prendre des anti-douleurs mais maintenant tout va bien, je suis confiant pour la suite », expliquait-il en laissant clairement entendre que ses ambitions n’étaient pas revues à la baisse. Côté ambition, il se peut que le jeune Jordi Duran (KTM – n° 16) en cultive quelques-unes sur le Dakar dans les années à venir. Là où les spectateurs espagnols attendaient Esteve (KTM – n° 7) ou Coma (KTM – n° 6), ils ont découvert le dernier protégé de l’équipe KTM – Repsol, qui a signé le quatrième temps de la spéciale, justement devant Coma.

Si l’on a pu trouver des coïncidences dans l’étape d’aujourd’hui, c’est plutôt dans le parallélisme des carrières des deux vainqueurs du jour, David Frétigné à moto et Colin McRae (NIS – n° 308) en voiture. Présent lui-aussi pour la deuxième année sur le Dakar, l’Ecossais y utilise remarquablement ses aptitudes de pilote de rallye traditionnel. L’ex-champion du monde s’était d’ailleurs imposé sur la dernière spéciale en 2004, sur un tracé assez court au bord du Lac Rose. Hasard encore, McRae avait, comme Frétigné, remporté sa seule « vraie » étape africaine à Ayoun-el-Atrous. Beaucoup moins étonnant, il identifie de la même manière que « Fretos » les bénéfices de cette victoire pour la suite du rallye : « personnellement, je voulais surtout aller vite pour pouvoir partir dans les premiers demain entre Rabat et Agadir, car je pense qu’il n’y aura pas beaucoup de possibilités de dépassement sur la spéciale ». Le nouveau leader du classement général, avec une seconde d’avance sur Robby Gordon (5ème aujourd’hui), n’a pas été le seul à réjouir son patron d’écurie Gilles Martineau, puisque Nissan a placé trois de ses véhicules (Vatanen 3ème, De Villiers 4ème) aux quatre premières places de l’étape du jour.

En camions, Hans Bekx (DAF – n° 524) signe une deuxième victoire d’étape après celle de Castelldefels, dominant un tiercé de tête quasiment identique à celui de l’étape inaugurale, avec Kabirov (KAM – n° 520) en deuxième position et cette fois-ci, le fils De Rooy (DAF – n° 516) à la 3ème place.

www.dakar.fr

 

retour


Réalisation : Graphiq-web.com