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CARTE DE L'ETAPE


ÉTAPE 16 : DAKAR > DAKAR -- Retour parcours complets

Dimanche 16 janvier 2005 Liaison : 37 km - Spéciale : 31 km Total : 68 km

Hormis une poignée de concurrents susceptibles de grimper d'une ou deux places au " général " et intéressés par le gain de quelques secondes, le contrat est déjà rempli pour tout le monde. Cette année, Retour parcours complets à la tradition. Le départ de la spéciale est donné en ligne sur la plage : vingt par vingt pour les motards, deux par deux pour les autos et les camions. Pas d'imprudence, donc, sur le parcours final qui emprunte un circuit dans les dunes, puis le traditionnel tour du Lac Rose devant des milliers de personnes venues encourager les héros ! Après la cérémonie du podium et la remise des prix, tout le monde revient en convoi jusqu'à l'hôtel Méridien. Soirée de clôture pour tous les participants au Club Med.

 

COMMUNIQUE FINAL ASO

Mission accomplie pour Despres, « Peter » confirme, Kabirov prend le relais


La 27ème édition du Dakar, endeuillée par les décès des motards Jose-Manuel Perez et Fabrizio Meoni, a consacré Cyril Despres pour sa 6ème participation au rallye. En autos, Stéphane Peterhansel conserve son titre et confirme également la domination de Mitsubishi sur l'épreuve.

Une question d'honneur. Au départ de Barcelone, l'équipe KTM – Gauloises s'était promis de faire monter une « moto bleue » sur le podium à Dakar, pour la mémoire de Richard Sainct, triple vainqueur du rallye et disparu sur une piste pendant le rallye des Pharaons. Sur le Dakar, Cyril Despres et les siens ont à nouveau été touchés en plein cœur, par le décès de Fabrizio Meoni sur l'étape 11. Effondré mais pas abattu, le clan y a vu une nouvelle raison de poursuivre son effort, même dans la douleur, « parce que c'est ce qu'il aurait voulu ».

En hommage à Fabrizio et Richard, Despres a donc remporté son premier Dakar, après être déjà monté sur les 2ème (2003) et 3ème marche (2004) du podium. Pour autant, le Français avait déjà construit son succès avant le drame qui a secoué le rallye. La veille précisément, lors de la boucle Atar-Atar, remportée de main de maître avec plus de dix minutes d'avance sur Meoni, qui terminait alors sa dernière étape. Auparavant, Despres avait surtout privilégié la régularité, se positionnant sagement dans les cinq premiers de chaque étape avant l'entrée en Mauritanie, son terrain de jeu privilégié. Mais une fois installé en tête du général, après le coup porté à Atar, le favori de l'épreuve n'a plus eu à forcer la cadence. La seule menace qu'il a eu à contrôler est apparue la veille de l'étape menant à Dakar, Marc Coma se rapprochant de lui (3'16) à la faveur d'une pénalité infligée à Despres pour excès de vitesse. Le contrevenant a écarté le danger à la régulière, en attaquant son rival sur sa route vers la capitale sénégalaise, signant une deuxième victoire d'étape cette année.

Cette 27ème édition a également permis de dessiner à gros traits la physionomie du plateau de motards qui brilleront dans les prochaines années aux côtés de Despres. David Frétigné, 5ème au général, seul à avoir gagné trois étapes et deux fois 2ème cette année, sera certainement parmi ceux qui « feront » les prochains Dakar. L'Australien Andy Caldecott (2 victoires) ainsi que les Espagnols Coma et Esteve, qui constituent la relève de « Nani » Roma, seront aussi là pour les joutes à venir dans le désert. Le classement « première fois » est également instructif, les deux premières places étant occupées par les jeunes Américains de chez KTM – Redbull, Chris Blais (9ème au général, 2 fois 3ème) et le vainqueur de l'étape du Lac Rose Kellon Walch (22ème). David Casteu (13ème au général) remporte le classement marathon, tandis que Ludivine Puy (97ème), mieux classée des deux femmes encore en course au Lac Rose, est surtout à 21 ans la plus jeune motarde jamais arrivée à Dakar.

C'est peut-être en raison d'un sens tactique hérité de son passé de motard que Stéphane Peterhansel a adopté une stratégie similaire à celle de Despres. A la différence près que le tenant du titre autos a placé son accélération juste avant l'entrée en Mauritanie, en deux temps : vainqueur de l'étape Smara-Zouerat, il s'est emparé de la tête du classement général le lendemain en remportant la désormais légendaire étape Zouerat- Tichit. Lors de la suivante, c'est en compagnie de Luc Alphand que « Peter » a enfoncé le clou, la première voiture « non-Mitsu », celle de Kleinschmidt se trouvant déjà à plus de 40' avant la journée de repos. La cause était entendue, ou presque.

Car si les Mitsubishi avaient déjà fait la différence, la bagarre interne à la marque aux diamants a continué jusqu'à la sortie de la Mauritanie, Luc Alphand poussant Stéphane Peterhansel à garder une cadence soutenue et se présentant comme un candidat à la victoire de plus en plus légitime pour les prochaines éditions. Il n'était toutefois pas question de mettre en péril le projet de « Mitsu », surtout que les abandons de Masuoka (moteur cassé) et Mayer (panne électronique) ont incité à la prudence durant toute la fin du rallye.

L'Afrique noire a donc été l'occasion pour les concurrents de briller comme ils avaient commencé de le faire en Europe et au Maroc. L'Américain Robby Gordon, pour sa première participation, et l'Ecossais Colin McRae s'étaient partagés les victoires d'étape sur les tracés rapides d'avant-Mauritanie. Le duel Volkswagen – Nissan, qui était resté bloqué à 2-2, a ensuite tourné à l'avantage de Nissan avec la montée en puissance de Giniel De Villiers et le festival de Vatanen sur l'étape Kayes-Tambacounda. Avec le succès de Kleinschmidt à Kiffa et celui de Saby sur le Lac Rose, le score final est de 5-4, mais l'Allemande garde l'essentiel : sa place sur le podium.

Fait rarissime dans la course T1, qui a vu les abandons prématurés de la championne du monde de la catégorie Isabelle Patissier et de Jean-Pierre Strugo, c'est un véhicule diesel, celui du Japonais Asaga (18ème), qui se classe devant le premier essence de Pascal Thomasse (39ème). Le challenge « première fois » est quant à lui remporté par le Chinois Zhou, 19ème au général.

Enfin, la course camions a échappé au quadruple vainqueur de l'épreuve Vladimir Tchaguine, qui occupait la tête du classement général avant qu'une panne d'essence dans l'étape Zouerat – Tichit ne le prive, comme beaucoup d'autres, des plus hautes ambitions. Son rival le plus attendu, Gerard De Rooy y a subi le même sort mais a tout de même tenu a donné des gages de compétitivité pour l'avenir en remportant trois étapes consécutives en fin de rallye. Le titre n'a donc pas échappé à Kamaz puisque le coéquipier de Tchaguine, Firdaus Kabirov, poursuit la série du constructeur russe et égale le record qui était alors détenu par la marque Tatra avec six succès.


www.dakar.fr

 

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